| République Démocratique du Congo Le 29 juin 2010 COMMUNIQUE DE PRESSE N°03/2010/PNR Déclaration politique du PNR à l’occasion du 50e anniversaire de l’indépendance de la République Démocratique du Congo: 50 ans après, quel bilan célébrons-nous? Quelle projection pour les 50 prochaines années.
1. 50 ans après, quel bilan célébrons-nous? Le 50e anniversaire de l’indépendance de la République Démocratique du Congo (RDC) est un événement historique et important qui concerne tous les congolais avec toutes nos institutions gouvernementales, nos partis politiques, nos organisations de la société civile et nos familles. Au regard de l’état actuel du pays, il y a parmi nous ceux qui sont pour et ceux qui sont contre la célébration de cette journée. Ceux qui sont pour, ont des très bonnes raisons. Car, la date à laquelle il a été mis fin à toutes les souffrances que les colonisateurs impitoyables nous ont infligées ne doit pas être oubliée, bien qu’elle ait, malheureusement ouvert une autre sombre histoire de notre pays et son peuple. On doit se la rappeler générations après générations pour que nous ayons toujours en mémoire : Qu’à chaque fois que nous seront encore confrontés par une telle souffrance, nous devons nous ressaisir pour y mettre un terme rapidement. Cette célébration nous permet de nous rappeler et de nous remémorer à l’esprit les martyrs de notre indépendance qui ont donné leurs vies, dans la douleur atroce, afin de nous apporter la liberté. Pour dire qu’il est de notre devoir également de nous lever avec bravoure et sacrifice pour mettre hors d’état de nuire tous ceux qui nous font subir encore la moindre souffrance. Ceux qui sont contre un événement grandiose, ne sont pas peut-être nécessairement contre l’idée de commémoration, loin de là. Ils s’opposent plutôt d’un coté au bilan honteux de 50 ans d’indépendance par rapport aux autres pays africains et de l’autre coté aux dépenses colossales que le gouvernement en place est en train d’effectuer pour ces festivités avec l’idée précise de distraire la population, comme cela a toujours été au pays par des régimes précédents, pour ne pas penser à quoi elle doit s’appliquer au cours de 50 prochaines années. Au lieu de laisser libre cours à des festivités qui occasionnent des dépenses inutiles au moment où les enseignants demeurent impayés, les fonctionnaires de l’Etat et les militaires mal rémunérés, n’est-ce pas qu’il aurait fallu simplement faire un examen minutieux de la vie au pays 50 ans durant et tirer les leçons pour prendre l’engagement de relancer la RDC sur l’orbite des pays africains avancés comme cela était avant. Par ailleurs, lors qu’on y réfléchi attentivement, le 50e anniversaire de l’indépendance de notre pays doit nous servir à : - Tirer les leçons des échecs accumulés depuis l’indépendance de notre pays jusqu’à ce jour. - Faire de ces leçons une force de mobilisation, quelque soient les divergences d’opinions et des partis politiques, pour que nous soyons, nous congolais, maîtres de notre destin au cours des 50 prochaines années. Quel bilan fait-on de tous ces 50 ans de vie comme nation depuis l’indépendance? Quel bilan les congolais dressent-ils de la gestion du pays par les régimes qui se sont succédé depuis le 30/06/1960 ? Au moment de son accession à l’indépendance en 1960, la RDC était comparable, par le niveau de son développement, aux pays comme l’Afrique du Sud, la Corée du Sud et le Canada. Aujourd’hui, le Canada est un membre à part entière du G8 (groupe des 8 pays du globe les plus industrialisés) et d’autres frappent déjà a la porte de ce prestigieux club de G8. Tandis que la RDC figure aujourd’hui sur la liste des pays pauvres les plus endettés. On comprendrait si la RDC était seulement pauvre et/ou endettée. Mais, la RDC est un pays pauvre et très endetté, donc au bas de l’échelle. Dès lors, on peut se demander si dans cet état de pauvreté ou celui de l’extrême endettement, qu’est-ce que l’on célèbre avec l’hôte spécial de Kinshasa, sa majesté roi de la Belgique? Après les élections de 2006, le peuple avait cru que c’était la fin des discours et des promesses vides de sens que les gouvernants donnent au peuple. Et le peuple tout entier s’attendait que le pays allait finalement amorcer son indépendance économique et son développement intégral. Hélas l’actuel régime a aussi choisi de prendre tout le peule en otage et replonger le pays dans une nouvelle misère et ne tient compte que des besoins de la classe politique au sein de son alliance indéfectible de la majorité présidentiel (AMP). Comme à l’époque du MPR avec des discours vides des «Objectifs 80», le peuple a été encore distrait par les fausses promesses relatives aux cinq chantiers que les congolais n’ont pas tardé à qualifier des «cinq chansons…» La situation qui prévaut actuellement dans notre pays est connue de tous. Nul n’a besoin de s’y étendre, mais elle se résume en un Etat dont l’intégrité territoriale continue d’être menacée, un pays naturellement riche mais où la misère du peuple a atteint le niveau le plus élevé au monde. La RDC est-elle un Etat libre ?, indépendant ?, dans un monde où, si pas libre, on aspire à la liberté. Bref, la nation congolaise est en péril, il faut la sauver. Cette commémoration du 50e anniversaire d’indépendance chèrement conquise par le courage du peuple congolais qui a dû faire face à une répression sanglante belge devrait être une occasion de nous ressaisir et nous dire que c’est le même courage du peuple congolais qui doit être utilisé pour remettre le pouvoir au peuple pour que ce dernier l’exerce par le biais d’hommes et femmes intègres, capables de changer ce pays et redonner le sourire au congolais, en mettant un terme à toutes ces souffrances lui imposées. 2. Quelle projection pour les 50 prochaines années? Pour sortir le pays du chaos total, le congolais devra comprendre que tout est à refaire. Et Cela nécessite une reforme fondamentale qui commence par l’homme en qui la mauvaise gestion s’est enracinée. Notre pays, étant doté des potentialités et d’atouts que l’on connait et qui font que ce pays peut, en quelques années seulement, se remettre en ordre de marche pour reprendre sa place dans le concert des nations, particulièrement celle de locomotive de l’Afrique toute entière, devrait voir ses potentialités transformées en richesses profitables à son peuple. Cela nécessite un leadership, une vision claire et résolument engagé au service de la nation, au bien-être du peuple, à la mobilisation de toutes les énergies des ses filles et fils. Ce géant pays aujourd’hui objet de risée du monde, peut se réveiller et rebondir même plus vite qu’on ne le pense pour devenir un merveilleux coin de ce monde où il fera bon vivre et élever les enfants ou même passer les vacances pour les hommes et femmes de ce monde. Sans doute cela exige qu’il y ait en RDC des dirigeants réformistes, patriotes et consciencieux, et qu’il y ait vraiment du sang nouveau dans la gestion des affaires de l’Etat, animés d’une bonne volonté politique. Nous faisons donc appel à cette prise de conscience des réformistes de toutes les forces vives de notre chère nation dont son indépendance a été acquise au prix du sang, d’embrasser dès maintenant le nouveau mouvement de réforme fondamentale au Congo. Ce mouvement est basé sur les nouvelles et fraiches idées pour changer les mauvaises pratiques politiques au Congo en vue de promouvoir la démocratie participative, le renforcement de la loi, l'exercice des libertés politiques individuelles, la consolidation de la paix, la souveraineté, l'intégrité territoriale et l'amélioration des conditions de vie du peuple congolais longtemps abandonné dans la misère qui tire ses racines dans la mauvaise gouvernance du pays. C’est de cette façon que nous pouvons, dès aujourd’hui, faire de ces prochaines 50 années une réussite totale et non un échec lamentable à répétition. Vive la République démocratique du Congo Vive le renouveau de notre pays préconisé par le Parti National pour la Réforme (PNR). Pour le PNR Ir. Delphin B. Kyubwa Président National |
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